Photo floue ou point nette?

Voilà un sujet qui fait toujours plaisir aux photographes en herbe, le flou. En général, le photographe se méfie du flou. Et il a raison à plus d’un titre! Car le flou est souvent là où on ne l’attend pas!
Pour mieux le maitriser, voire l’apprivoiser, il est bon de rappeler qu’il existe plusieurs types de flous, chacun ayant des causes et implications différentes.

  • 1-Le flou de mouvement:
  • Le flou de mouvement, est dû à une vitesse insuffisante pour figer l’action. Pour figer ce mouvement, il faut choisir une vitesse d’obturation très rapide. Un sujet en mouvement nécessite un temps de pose minimal de 1/50è sec. à 1/100è sec. pour apparaître net sur un cliché. Dans des conditions sportives, la vitesse nécessaire peut parfois dépasser les 1/1000è sec.

    Exemple : Vous photographiez un enfant qui court en plein jour.
    Résultat : Cool! tout est net sur la photo… sauf l’enfant!
    Solution : Passer en mode « vitesse » pour augmenter la vitesse, ou passer en mode « sport »

  • 2-Le flou de bougé
  • Le flou de bougé provient d’une vitesse d’obturateur trop faible et par conséquent réceptive aux mouvements du photographe. En clair, ce sont les légers tremblements du photographe qui provoquent le flou sur la photo (aussi provoqué par l’âge ou l’alcool,…).
    Une vitesse minimale de 1/40è sec. est habituellement nécessaire pour s’affranchir du flou de bougé. Cette valeur est modulée par un paramètre supplémentaire:
    La longueur de focale utilisée : plus la focale est longue, plus le risque de flou de bougé augmente. Une règle simple veut qu’il faille une vitesse minimale au-moins égale à 1/focale. En clair : il faut compter 1/50è sec. pour une photo prise à 50mm et 1/200è sec. si elle est prise au 200mm.
    la stabilisation: cette fonctionnalité présente sur de nombreux appareils numériques permet de compenser les mouvements de bougé du photographe. Il est parfois ainsi possible de réaliser des clichés à moins de 1/30è sec. sans flou de bougé.

    Exemple: Une photo prise à l’intérieur ou lorsque la luminosité est faible
    Résultat : Dommage! Tout est flou sur la photo!
    Solution : augmenter la sensibilité ISO, activer la stabilisation (moi elle est installée à demeure) si ce n’est pas encore fait, utiliser un trépied

  • 3-Le flou de mise au point
  • Tous les appareils numériques actuels proposent une mise au point automatique (Autofocus). Grâce à un ou des collimateurs, on vise le sujet et en appuyant à mi-course sur le bouton de déclenchement, la mise au point se fait automatiquement sur ce sujet.
    Le flou de mise au point survient lorsque la mise au point ne s’est pas faite là où le photographe l’avait souhaitée : soit parce que le sujet s’est déplacé pendant celle-ci, soit parce qu’un élément est apparu devant l’objectif, soit encore par erreur du photographe.
    Les objectifs ont également une distance minimale de mise au point : si le sujet est trop proche pour l’objectif (macro ou photo rapprochée), la MAP ne se fera pas ou se fera sur le premier élément qui peut être net.

      Exemple: On fait la mise au point sur un oiseau dans un arbre avec une faible profondeur de champ …
      Résultat: La branche est super nette mais pas l’oiseau!
      Solution: Vérifiez bien votre mise au point avant de déclencher! Augmentez la profondeur de champ! Vous pouvez par exemple augmenter l’ouverture du diaphragme (c’est-à-dire passer de f 2 à f 16) pour jouer sur la profondeur de champ ou la netteté de l’image.
  • 4-Le manque de netteté générale
  • Dans certains cas les clichés ne sont pas véritablement flous, mais manquent simplement de netteté générale.
    Il y a généralement deux raisons à cela :
    La sensibilité ISO: plus la sensibilité ISO est élevée, plus les détails et les contrastes sont perdus, noyés dans du « bruit numérique ». Pour obtenir une qualité optimale, sachez que la norme est de 100 ISO (ou moins) et que la qualité se dégrade dès 400 ISO (même si les appareils actuels sont en train de pulvériser les chiffres dans ce domaine!).
    La qualité de l’optique : l’objectif utilisé influe sur la qualité générale, la netteté (le piqué) et les contrastes d’un cliché. Les objectifs modernes d’entrée de gamme proposent une qualité optique généralement bonne, mais la différence se ressent avec les objectifs professionnels.

  • 5-Jouez avec le flou : C’est le bokeh
  • Certains photographes raffolent de l’effet produit parce que l’on appelle le « Bokeh ».
    Le Bokeh est un flou artistique de l’arrière-plan, jouant sur la profondeur de champ, et qui conduit à mieux détacher le sujet de son contexte. Certains artistes poussent même le vice à rendre le sujet volontairement flou afin de créer un effet de lecture intéressant, mais ça c’est pas ici, c’est chez « photofloue ».

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